Ce mercredi 12 novembre, les salles obscures françaises accueillent une nouvelle vague de films, promettant de satisfaire tous les appétits cinéphiles. Au programme : le retour très attendu d’une franchise à succès, une comédie dramatique sur fond de Seconde Guerre mondiale et un film de braquage inspiré de faits réels.
Les têtes d’affiche de la semaine
« Insaisissables 3 » : le retour des magiciens braqueurs
Neuf ans après leur dernière pirouette, les « Quatre Cavaliers » reprennent du service dans ce troisième opus réalisé par Ruben Fleischer. Le casting original, composé de Jesse Eisenberg, Woody Harrelson et Dave Franco, est de retour pour un nouveau braquage qui s’annonce encore plus spectaculaire. Ils seront rejoints par de nouvelles recrues, incarnées notamment par Justice Smith et Ariana Greenblatt. L’objectif cette fois-ci : dérober un joyau précieux des mains d’une redoutable organisation criminelle.
La critique américaine évoque un « film à popcorn » divertissant, soulignant des séquences amusantes et des rebondissements satisfaisants. Cependant, certaines critiques françaises sont plus mitigées, qualifiant le film de « navet de l’automne » au scénario jugé paresseux et manquant d’imagination. Le film n’a d’ailleurs pas été montré à une partie de la presse française avant sa sortie.
« La Bonne étoile » : Poelvoorde en déserteur tragi-comique
Pascal Elbé passe pour la quatrième fois derrière la caméra et dirige Benoît Poelvoorde dans La Bonne étoile, une comédie dramatique se déroulant en 1940. Poelvoorde y incarne un déserteur qui, pour échapper à la misère, a l’idée de se faire passer pour juif avec sa famille afin de rejoindre la zone libre. Le film explore avec un humour teinté de gravité les préjugés et les absurdités de la guerre, oscillant constamment entre le rire et le drame.
La presse salue majoritairement la performance de Benoît Poelvoorde, le qualifiant comme l’un de ses meilleurs rôles. Le film est décrit comme une fable « bienveillante » et « pas si légère que ça », qui réussit à faire rire sur un sujet tragique sans tomber dans le pathos. Certains critiques regrettent cependant un manque de souffle et un côté trop « sage ».
« Le Gang des Amazones » : drame social sur fond de braquages
Inspiré d’une histoire vraie, Le Gang des Amazones de Mélissa Drigeard revient sur le parcours de cinq amies d’enfance qui, au début des années 90, ont braqué plusieurs banques dans la région d’Avignon. Le film, porté par un casting incluant Lyna Khoudri, Izïa Higelin et Laura Felpin, se situe entre le polar et le drame social. Il explore les trajectoires de ces femmes confrontées à la précarité et aux violences systémiques.
La critique souligne l’efficacité du film et la justesse de son propos, notamment dans sa deuxième partie consacrée au procès. Le long-métrage est perçu comme une « épopée sociale assez juste » qui évite de glorifier ces anti-héroïnes.
Les autres sorties à ne pas manquer
Parmi les autres films à l’affiche ce mercredi, on retrouve :
- L’Incroyable Femme des neiges, une comédie dramatique de Sébastien Betbeder avec Blanche Gardin et Philippe Katerine, dont l’humour et la poésie ont séduit la critique.
- Les Aigles de la République, un drame de Tarik Saleh.
- On vous croit, un drame belge abordant le sujet des violences familiales.
- Les Rêveurs, première réalisation de l’actrice Isabelle Carré, une adaptation de son roman autobiographique sur la santé mentale des adolescents.

